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Étude de cas n° 23 : les Pays-Bas : Multi-cultures pour la production de légumes dans des chaînes d'approvisionnement courtes

Groupe 5: Diversification des systèmes de culture des légumes

De nombreuses petites et moyennes exploitations agricoles cultivent un ensemble de cultures diverses et vendent à une grande variété de chaînes d'approvisionnement, mais il existe une pression pour réduire le nombre de cultures afin de gérer la charge de travail, la mécanisation et la commercialisation, entre autres choses. Les agriculteurs qui sont fiers de cette gamme de produits diversifiée et qui souhaitent maintenir cette diversité se regroupent et cherchent ensemble des solutions.

Quels sont les principaux problèmes qui sous-tendent l'émergence de l'étude de cas ? On suppose que la diversification est menacée, même si elle devrait être un principe dans l'agriculture biologique, étant donné son rôle potentiel dans la diminution de la pression des parasites et la gestion de la fertilité des sols.

Il existe une forte tendance des grands exploitants agricoles à s'organiser. Toutefois, ces dernières années, les petites exploitations ont également eu tendance à se regrouper et à s'organiser. Un sentiment de problèmes communs se fait jour. Bionext peut contribuer à sensibiliser les agriculteurs et à faciliter l'identification de solutions.

Comment le problème est-il abordé et quels sont les acteurs impliqués ?Bionext est le responsable de l'étude de cas et est soutenu par l'université et la recherche de Wageningen (WUR) en tant que moniteur de l'étude de cas. Au départ, un groupe de base de six producteurs de légumes biologiques qui cultivent une grande diversité de cultures a été créé. Ensemble, ils ont identifié le principal défi et deux options principales pour le relever. Le principal défi consiste à réduire la charge de travail tout en maintenant la diversité. L'une des options consiste à réduire la charge de travail en diminuant les heures de désherbage. La seconde consiste à examiner les processus de manutention dans l'exploitation, y compris la récolte, et à voir ce qui peut être optimisé. Dans le cadre de la deuxième option, les chaînes de commercialisation et d'approvisionnement sont également prises en compte. Le groupe de base tient régulièrement des réunions à la ferme. Une partie de la réunion consiste en une visite de l'exploitation où les participants discutent de la gestion de cette exploitation particulière et suggèrent des améliorations. Une autre partie consiste en des réunions avec des experts ou des chercheurs externes qui les aident à trouver des solutions. Les résultats de ce processus seront partagés avec un public plus large. En 2019 et 2020, les agriculteurs prendront des mesures ciblées et suivront les améliorations.

Solution étudiéeLes solutions suivantes ont été étudiées pour réduire le contrôle des mauvaises herbes :

  • Des robots de désherbage : Existe-t-il des robots de désherbage qui sont (presque) prêts à l'emploi et qui permettraient de réduire le travail de désherbage ? Il a été constaté que, pour l'instant et pour les années à venir, un tel produit n'est pas disponible sur le marché pour les exploitations de cultures arables avec des cultures diverses.
  • Fingerweeders : Augmenter l'efficacité des équipements de désherbage actuellement utilisés, comme le sarcloir à doigts, peut avoir de nombreux avantages. Dans les années à venir, davantage de possibilités d'apprentissage entre pairs, avec le soutien d'experts de terrain, seront organisées.
  • Stratégies intelligentes de plantation et de désherbage.
  • Sarcloir à tiges : La sarcleuse à tige permet d'éliminer les mauvaises herbes pluriannuelles à racines longues. Voir par exemple www.youtube.com/watch. Bien qu'il ait l'air plutôt simple, il fonctionne.

Les enseignements tirés jusqu'à présent sont les suivants :

  • La récolte manuelle par rapport à la récolte mécanique doit être soigneusement étudiée en termes de temps et d'investissement par rapport à la qualité.
  • Lors de la récolte manuelle des carottes, il est difficile de soulever les petites caisses en hauteur pour les placer dans les grandes caisses de stockage (un mètre cube). Il semble qu'il existe des boîtes de stockage dont un côté peut être partiellement retiré, ce qui facilite le travail. Malheureusement, ces boîtes ne sont plus fabriquées.
  • Les petits tapis de triage peuvent être très utiles pour trier des produits tels que les betteraves ou les carottes.
  • La cueillette des fraises est physiquement exigeante. Une idée est d'avoir un rail avec un petit chariot.
  • Potirons et courgettes : les producteurs doivent-ils acheter des plants ou les semer eux-mêmes ? Il faut parfois jusqu'à deux jours par hectare pour semer les plantes dans de petits pots. Il peut être intéressant d'explorer des alternatives. Il est par exemple également possible d'acheter les pots avec les graines qu'ils contiennent et de cultiver les jeunes plants vous-même. Cette méthode est moins coûteuse que l'achat des plantes et permet de gagner du temps.
  • Canaux de commercialisation : il est apparu clairement que les boutiques en ligne ne sont pas un canal de commercialisation facile pour les agriculteurs. Une conversation avec le propriétaire d'une boutique biologique en ligne a montré que c'est une tâche très exigeante. Les boutiques en ligne locales existantes peuvent être un bon canal de commercialisation pour les petites quantités.

Résultat attendu L'objectif de l'étude de cas est de partager les progrès et les solutions possibles et de donner aux agriculteurs les outils nécessaires pour mieux gérer leur charge de travail.

Les producteurs de légumes pourront mieux maintenir un nombre élevé de cultures grâce à une meilleure commercialisation et/ou une meilleure gestion de l'exploitation.

Contactez

  • Marian Blom, Bionext, responsable de l'étude de cas
  • Yvonne Cuijpers, WUR, responsable de l'étude de cas

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